Merci à Philippe Dagorne

Sur les froides prairies,
S’est levé ce matin
Dans son costume gris,
Couleur de vieil étain.

Laissons pleurer le ciel
Sur notre couardise,
Ses longs sanglots ruissellent
Mouillant la morne brise.

Qu’il est lourd ce chagrin,
Cette immense détresse,
Ils suintent dans les grains,
En ce jour de tristesse.

Sourdes heures de deuil
Où vagabondent encore
Ces vies que l’on effeuille
Aux portes de la mort.

Une arrogance immonde
A tué ces innocents
Des citoyens du monde
Qui nous offrent leur sang.

Nos cupides chemins
Mènent à ces drames-là,
Se peut-il que demain
On les oublie déjà ?

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