Enfermé dans sa logique de croissance extractiviste et comptable, le néolibéralisme s’accroche à ses fantômes : la « théorie du ruissellement »,« l’encadrement » de la démocratie. « L’économique » ne saurait relever du choix démocratique, il doit donc être préservé des « affects » de la foule ou, pour reprendre le mot de Macron, de ses « passions tristes ». Comme le changement est profondément rejeté par le néolibéralisme et les États qui sont acquis à sa logique, il ne reste alors que la rue pour exprimer son besoin.

R. Godin Mediapart 21/10/19