Un goémonier à la pointe des Chats (©Coll Moreau)

Le phare de la pointe des Chats

Situé au sud-est de l’île, il protège de la longue et dangereuse pointe rocheuse d’un kilomètre qui lui donne son nom. L’endroit fait dorénavant l’objet d’une réhabilitation ambitieuse.
C’est en 1830 qu’est construite à l’est de l’île une grosse lanterne (fanal) afin de faciliter l’arrivée sur Lorient par le sud. Mais, dès 1835 on s’aperçoit que son emplacement ne permet pas de sécuriser les nombreux bateaux venant de l’ouest. Le fanal est conservé, mais il lui est adjoint un second plus conséquent au-dessus du Fort de la Croix tout proche et à l’emplacement d’un phare inachevé datant de 1792. C’est en 1843 qu’il sera terminé et visible jusqu’à 15 km de distance. Malheureusement lors d’essais d’artillerie dans le fort il est ébranlé par les déflagrations en 1892.
Pour éviter de gêner les canons, il est décidé quelques mois plus tard de le détruire et d’en construire un autre deux kilomètres au sud, sur la Pointe des Chats à l’emplacement d’une ancienne batterie de défense. Le projet est validé 4 ans plus tard en 1896 et les travaux débutent l’année suivante et l’inauguration eut lieu le 15 octobre 1898.
Comprenant une habitation, il fonctionnera à l’huile pendant 8 ans avant de passer à la vapeur de pétrole et d’être électrifié en 1948, un an avant celui de Pen Men pourtant plus imposant. Il sera automatisé en 1985. Mais, comme souvent, la maison du gardien sera laissée à l’abandon.
Après de longues années à se détériorer cette maison a été occupé par un collectif de jeunes iliens en 2012 qui dénonçaient la difficulté pour leur génération à rester vivre sur l’île. Il appartient depuis au Conservatoire du Littoral qui a classé cette partie de l’île en réserve naturelle et lancé un programme de restauration du bâtiment en 2019.
L’endroit pourrait donc accueillir des gîtes ou des locaux associatifs. En attendant, on y apprécie déjà la faune et la flore et des recherches archéologiques effectuées cette année ont déjà permis la découverte d’un tumulus datant de 3000 ans dans un état remarquable.
Rédaction Morbihan 17 Oct 20