Si l’on connaissait leurs noms, on pourrait les caricaturer ou les représenter dans un sketch style Intervilles : les voir glisser sur des planches savonnées serait du plus haut comique !
Mais hélas : il s’agit de notre représentation démocratique et nous compatissons face au traitement qui leur est infligé.

En effet, respecter la parole donnée à un chef de file lors de l’élection ou l’engagement de servir pris auprès de ses électeurs justifie-t-il de se faire traiter comme le sont nos élus actuellement ?
Chacun de nous a pu espérer en contactant l’un ou l’autre de la liste qu’il s’était choisie voir aboutir une de ses suggestions voire une de ses demandes personnelles. L’assurance lui était donnée que la sollicitation serait transmise et traitée.
Quelquefois même, une réponse positive était annoncée publiquement lors d’un conseil municipal... sans suite !
Je ne prendrai ici comme exemple et a minima que l’assurance maintes fois réitérée d’une publication régulière des compte-rendus desdits conseils. Je ne m’étendrai pas sur ce P.L.U. dont on nous avait assurés à plusieurs reprises que les "erreurs" seraient rapidement corrigées grâce à une révision générale, toujours mort-née et suite à quoi certains apprennent à leurs dépens que c’était des promesses de Gascons.

Que des élus sortants souhaitent continuer la tâche dont ils avaient été chargés est tout à leur honneur mais encore aurait-il fallu se démarquer à temps de toutes les décisions prises sans leur avis ou même contre celui-ci.
Une démission maintenant serait vécue comme une démarche électoraliste et donc plus nocive qu’autre chose.

Il n’y aura plus de votes d’ici la fin du mandat sur des décisions d’importance (état des finances oblige) mais ne peuvent-ils se démarquer sur toutes les actions "peaux de bananes" qu’on leur inflige ? Pourquoi, par exemple, ne compatissent-ils pas au désarroi de certains personnels dont ils connaissent pourtant les raisons ?

L’opposition peut être satisfaite : elle a trouvé dans le sérail une alliance objective pour tirer le tapis sous leurs pieds et donc pour étouffer toute espérance d’une représentation fidèle à l’opinion politique actuellement majoritaire sur l’île (les dernières élections l’ont montré).

Restera à se demander pendant longtemps pourquoi et comment le si brillant candidat tête de liste de 2001 en est arrivé à se laisser dicter une conduite contraire aux intérêts de sa commune et de ses électeurs et à tout faire pour entraîner ses colistiers dans sa déconfiture.